LA BD POUR SENSIBILISER À L’ #ENTREPRENEURIATFEMININ

LA BD POUR SENSIBILISER À L’ #ENTREPRENEURIATFEMININ

les pionnières startupPar Sandrine Franchini-Guichard, Déléguée de du réseau Les Pionnières et Séverine Le Loarne- Lemaire, Docteur et professeur en management de l’innovation à Grenoble Ecole de Management.

Le projet de réaliser une bande dessinée consacrée à des „success stories“ de femmes entrepreneures  est né de l’envie partagée d’apporter un autre regard sur l’entrepreneuriat féminin, qui torde le cou aux idées reçues et donne envie d’entreprendre. Fondée sur la conviction que la Bande Dessinée parle non seulement au cerveau rationnel mais également à l’émotion, cette première planche co-réalisée par Les Pionnières et Grenoble Ecole de Management et dessinée par François-Xavier Chenevat (Petit dictionnaire illustré des entreprises paru aux éditions Eyrolles), est la première d’une série que nous souhaitons la plus longue possible pour „apprendre“ à entreprendre au féminin.

„Comment je suis devenue entrepreneure ?“ raconte comment Virginie Simon accompagnée par Paris Pionnières, se destinait plus à la recherche en nanobiologie qu’à l’entrepreneuriat, a eu l’idée de „Mysciencework, une plateforme permettant aux chercheurs de valoriser, partager leurs découvertes et de consulter les publications scientifiques, toutes disciplines confondues“.

Nous laisserons le lecteur découvrir l’histoire par lui-même. Pour autant, que retenir de cette histoire pour l’accompagnement des femmes entrepreneures ?

  • Première leçon : d’une frustration peut naître une ambition entrepreneuriale. Il est bon de positiver toute expérience de vie mitigée, voire négative. L’expérience de Virginie rappelle que cette énergie pour sortir d’une situation managériale désagréable, pour dépasser une frustration professionnelle ou un constat négatif est véritablement une – si ce n’est LA – source de laquelle peut naître une vocation entrepreneuriale.
  • Deuxième leçon : la détection d’une opportunité de business naît de l’expérience. Vous cherchez à créer une entreprise ? Les idées ne manquent pas !! Une réflexion sur sa propre expérience est la plus grande source d’inspiration, y compris dans les activités innovantes.
  • Troisième leçon sur l’entrepreneuriat d’innovation par des chercheurs : le diplôme n’inscrit pas l’individu dans une carrière déterminée. En l’occurrence, doctorat dans une discipline reliée aux nanotechnologies ne signifie pas nécessairement carrière de recherche. Le portrait de Virginie est un excellent rappel qu’une carrière, en particulier, la carrière du jeune chercheur, n’est déterminée ni par le diplôme, ni par le brevet. En revanche, le chercheur peut se transformer en parfait entrepreneur. Ce portrait se veut donc aussi un plaidoyer pour l’accompagnement de jeunes doctorants ou docteurs à la recherche d’un avenir professionnel.
  • Quatrième et dernière leçon sur l’entrepreneuriat innovant. Contrairement à d’autres activités, l’entrepreneuriat implique un tâtonnement : tâtonnement entre l’idée initiale et ce qui sera finalement commercialisé, tâtonnement quant à la formulation de la bonne proposition de valeur, tâtonnement  aussi sur les parties prenantes qui vont contribuer à la réalisation de cette valeur : Virginie et une partie de son équipe ont finalement décidé de partir à San Francisco pour attirer les parties prenantes qu’elles estiment nécessaires pour leur projet. Dans ce tâtonnement, le rôle de l’accompagnateur est primordial : pour challenger le projet, questionner la proposition de valeur et aider à trouver les bonnes parties prenantes…

Alors, entreprendre lorsque l’on est une femme, jeune docteur, dans le domaine des nanotech : mais oui, c’est possible… A condition d’être bien accompagnée !!